La Tanière.

La Tanière.

"Je ne veux pas que mes gars y aillent sans moi. Car, s'il leur arrivait quelque chose pendant que je ne suis pas là, je ne pourrais jamais me le pardonner."

Le Survivant.

"Honneur, courage, sacrifice."

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Marcus Luttrell,

Avec la participation de Patrick Robinson.

Résumer.

En juin 2005, quatre hommes des Navy SEALs sont infiltrés au cœur de la province afghane de Kounar, à proximité de la frontière pakistanaise, avec pour mission de capturer ou de neutraliser Muhammad Ismail, un chef taliban retranché dans des montagnes particulièrement inhospitalières.

Mais quelques heures seulement après leur infiltration, les quatre hommes tombent dans une embuscade conduite par plus d'une centaine de talibans. Malgré l'appui de renforts héliportés et une lutte acharnée à 3 000 mètres d'altitude, les combats prennent une tournure dramatique.

A la nuit tombée, dix-neuf Américains gisent sur le terrain. Morts. pour  le Navy SEAL Marcus Luttrell, blessé durant les combats et unique rescapé de cette embuscade, il s'agit désormais de survivre, en ne comptant que sur lui-même, sans imaginer l'extraordinaire revirement que lui réserve le destin. 

 

Fiche Technique.

Nombre de page : 331

Edition : Nimrod

Prix : 21€

Traduction : Franck Mirmont

Adapté : Véronique Duthille

Couverture : Souple

Avis. 

C’est en regardant le film « Du sang et des larmes », une horreur à visionner, tellement se fut dérangeant, que j’ai souhaité lire le livre dont il est inspiré. Parce que c’était mon devoir de savoir les mots exacts du seul survivant.

Finalement après lecture, à mon humble avis, le film ne rend pas justice aux SEALs. Trop de zones d’ombre, pas de lumière sur ces hommes incroyables et il est plus ancrée sur l’affrontement Taliban/formation de 4 Navy SEALs de la Team 10.

 

"Dans les périodes d’incertitude, il existe un type de guerrier prêt à répondre à l’appel de notre Nation ; un homme ordinaire animé d’une volonté extraordinaire. Forgé par l’adversité, il se tient au côté des meilleurs opérateurs des forces spéciales des Etats-Unis pour servir son pays et ses concitoyens et protéger leur mode de vie. Je suis cet homme."
Philosophie Navy SEAL.

D’aussi loin que je me souvienne, je n’avais encore jamais lu d’histoire vrai. Pas d’autobiographie, pas de récit sur une bataille, juste mes manuels fort peu détaillé de mes années collèges et Lycées. Ceux qu’on trouver infiniment barbant et répétitif. Ceux qui vous font détester l’histoire et la géographie en entier. Rajoutons un professeur insipides et soporifique, vous obtenez la timbale.

Je fais partie de cette génération, qui a été élever aux mots « Taliban », « djihadiste », « Al-Qaida », « Afghanistan » et j’en passe, sans en réellement comprendre le sens. Mais, après lecture de ce texte d’un hommage vibrant fais à ce corps d’armée américaine que sont les Navy SEALs, je pense que les médias également en sont ignorant. Parce qu’ils ont tendance à mettre tout le monde dans le même panier. Et surtout, à accabler de reproche des guerriers qui ne font que leurs travail, minant leur morale et brouillant leur jugement.

"Je n’abandonnerai jamais. Je persévérerais et je m’épanouirai dans l’adversité. Mon pays attend de moi que je devienne plus fort physiquement et plus solide mentalement que ne le seront mes ennemis. Si je dois être terrassé, je me relèverai, à chaque fois. J’utiliserai jusqu’à mes dernières forces pour protéger mes équipiers et pour accomplir notre mission. Je ne serai jamais mis hors de combat."
Philosophie Navy SEAL.

Je ne pense pas que je pourrai en parlant de ce livre, rendre justice à ce recueil, de ce dossier déclassé pour qu’un homme puisse faire son deuil et offrir son respect envers ceux de son unité disparut lors de la mission Redwing. Mais, je vais essayer de vous donner envie de le comprendre. Comprendre dans quels merdiers, ils se sont trouver. Quel miracle cela a été qu’il y ait un survivant. Que Taliban, ne signifie pas tous les musulmans. Que malgré l’environnement hostile, il y a eu un espoir, porté par un vieux chef frêle, qui imposait le respect, même chez les Talibans. Que la vie du SEAL Marcus Luttrell n’a tenu qu’a une loi ancestral. Que le manque de technologie ne signifie pas, sauvage, barbare. Qu’a tout malheur est bon.

Dans « Le survivant », on nous offre une autre vision. Pas celle formatée par les médias. Mais celle bien plus réaliste d’un militaire. Marcus Luttrell, nous offre sa vision de la guerre, celles de ses frères d’armes. Il nous offre l’angoisse, la ferveur, la fraternité, l’excellence des Navy SEALs. Et surtout, il nous offre sa détermination, farouche, implacable.

Je pleure. Je continue de pleurer alors qu’il y a des heures (maintenant des semaines pour la correction de cette fiche) que j’ai refermé ce livre. Pleine de respect envers cette communauté miraculeuse et pleine de fierté. Même aux portes de la mort, ils restent beaux, respectables, dignes et tellement emplis d’abnégation. J’ai halluciné lorsque Marcus Luttrell, nous parle de sa formation pour devenir l’un de ces guerriers inébranlable, pour avoir le droit d’être Navy SEAL. J’ai pleuré pour Axe, Dany, Murphy, Kristensen, Shane, James (…) Trois d’entre eux, mort pendant la bataille de la montagne de Murphy, entourés par de nombreux Talibans, les autres furent abattu en plein vol par un lance-roquette alors qu’ils tentaient d’offrir un soutien aux Navy SEALs en mauvaise posture. J’ai ris également, des fois à la suite d’une crise de larmes, parce que malgré tout… Marcus Luttrell tente de dédramatiser le drame, qui finalement se trouve être une tragédie. Parce que je pleure encore, j’ai cette envie tenace d’envoyer une lettre de remerciement au SEAL Marcus Luttrell pour ce partage, cet hommage vibrant envers ses compagnons et pour ses explications. Je sais maintenant pourquoi on parle des Navy SEALs avec autant de respect. Parce que, quoiqu’on puisse dire, il n’est absolument pas donner à tout le monde de devenir un Navy SEAL. C’est une vocation. On nait Navy SEAL, on meurt Navy SEAL. Qu’importe que vous quittiez l’armée, on ne quitte pas les Navy SEAL. Jamais.

"Nous nous entraînons pour faire la guerre, pour combattre et pour vaincre. Je suis prêt à donner tout mon potentiel de combat pour remplir ma mission et atteindre les objectifs fixés par mon pays. L’accomplissement de mon devoir sera rapide et violent lorsqu’il le faudra, mais, restera guidé par les principes mêmes que je sers et défends.
Des hommes courageux ont combattu et ont trouvé la mort en édifiant cette fière tradition et cette réputation redoutée que je dois perpétuer. Même dans les pires conditions, l’héritage de mes camarades affermit ma résolutions et guide silencieusement chacune de mes actions. Je n’échouerai pas."
Les deux derniers paragraphes de la doctrine officielle des US Navy SEALs.

Je tiens à préciser, ce n’est pas une façon pour Marcus Luttrell de s’attiré une gloire éternelle, pérorer sur la Navy Cross qu’il obtient des suites de l’opération Redwing ou que sais-je encore lorsqu’il a écrit ce livre en collaboration avec Patrick Robinson. Vous n’oseriez même pas le penser un seul instant, si vous aviez lu ce livre. C’est simplement un hommage, sa façon de montrer toutes sa reconnaissance envers ceux qui périr lors de cette mission. Mais surtout son respect. Et offrir la vérité. Sa vérité que les médias lui ont volé.

Parce qu’avec honnêteté si la mission Redwing a couté la vie a autant d’homme, c’est la faute des médias et de leurs ignorances, tellement plus prompt à offrir du sensationnelle aux peuples douillettement installés dans leurs canapés, en sécurité.  

Ce livre mérite d’être lu. Par tous. Parce qu’il n’y a pas que dans la description des hommes qui sont tombés au combat dont il faut se gorger, mais, également des non-dits de l’auteur. Cette fierté qu’on lui envie presque, d’appartenir à un corps de l’armée tellement soudé, qu’ils sont près à retourner en zone hostile pour récupérer les corps des hommes tombés aux combats.   

"Tout cela remonte aux vieilles traditions à toute épreuve des SEALs –nous n’abandonnons jamais un homme dernière nous, qu’il soit mort ou vivant. Aucun d’entre nous n’est jamais seul. Quels que soient les risques encourus par les vivants, quelle que soit la puissance de feu ennemie, les SEALs n’hésiteront pas à affronter la mort pour récupérer la dépouille d’un camarade tombé au combat. Ce précepte, qui a survécu depuis la création du Navy SEAL, en 1962, est toujours d’actualité.
C’est vraiment quelque chose d’étrange, mais ce n’est pas fait pour soutenir les veuves ou les proches des disparus. C’est avant tout destiné aux SEALs qui combattent. Il n’y a rien de mieux que de rentrer chez soi, et c’est ce que nous souhaitons tous faire, vivant si possible. Mais chacun éprouve, à sa manière, un sentiment d’effroi à l’idée d’être tué et abandonné sur une terre étrangère, sans sépulture dans son pays, sans personne pour venir se recueillir sur sa tombe.
Je sais que cela peut paraître fou, mais c’est pourtant la vérité. Chacun de nous porte cette certitude dans son cœur : quoi qu’il arrive, je ne serais pas abandonné, on me ramènera chez moi. Chacun d’entre nous est prêt à donner tout ce qu’il a avec, en retour, cette seule exigence qui ne nous semble pas exagérée, d’autant plus que nous combattons, quasiment sans exception, en terre étrangère.
Le poète et soldat anglais Rupert Brooke, qui servit durant la Première Guerre mondiale, admettait que les Britanniques ne rapatrient pas les corps de leurs soldats morts. Et il l’avait exprimé d’une manière juste : « Si je devais mourir, ne retenez qu’une chose de moi/ Qu’il y a un petit lopin de terre étrangère/ Qui à jamais sera terre d’Angleterre. » Il n’y a pas un seul Navy SEAL au monde qui ne comprenne ces quelques lignes et les raisons pour lesquelles Brooke les a écrites.
Il s’agit d’une promesse sacrée de notre commandement. C’est pourquoi elle nous est enfoncée dans le crâne dès notre premier jour à Coronado –vous ne resterez jamais tout seul. Jamais. Et vous ne laisserez jamais votre frère de nage tout seul."
Page 73/74, Le survivants de Marcus Luttrell avec Patrick Robinson.

Je ne sais pas si, j’ai le droit d’utiliser ces termes, mais, je vais l’utiliser. Je vais m’octroyer ce privilège. Et parce qu’il n’y a qu’une chose à dire sur ce livre c'est : lisez-le. Vous n’en sortirez pas indemne, chambouler et larmoyant.

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Hooyah Second-Maître Luttrell, vos hommes veillent sur vous.

TenshinNeko, profondément marquée, touchée

par la fibre patriotique et surtout respectueuse.



12/04/2014
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